Festival de Cannes, visite guidée (épisode 7)



La Croisette aussi a son "Walk of Fame". Sur le parvis du "Palais des Festivals", des plaques ont gravé pour l'éternité les empreintes des stars qui ont écrit l'histoire du festival. Même s'il me semble qu'aujourd'hui, ce genre de tradition est oubliée (faute de place ? Ou constat de l'érosion du star-system actuel ?).

Créées en 1991, les "masterclass" en auraient-elles pris le relais ? Moins triviales ? En tous cas, je me rend à la "Salle Buñuel" pour écouter la leçon de cinéma de Philip Kaufman. Le débat est animé par le critique français Michel Ciment, en présence de Nicole Kidman, Clive Owen et du célèbre monteur Walter Murch. Contrairement à Alexandre Desplat, cette conférence suivra la filmographie du réalisateur américain, de manière chronologique, avec des extraits de Goldstein (Prix de la Nouvelle Critique à Cannes en 1964, "le meilleur film américain que j'ai vu depuis 20 ans" selon Jean Renoir), Les Seigneurs, L'étoffe des héros, L'insoutenable Légèreté de l'être puis son dernier film, en compétition, Hemingway & Gellhom.


En parallèle de la "Compétition Officielle", la ville de Cannes proposent d'autres festivals, notamment "Entr'2 marches", dont la particularité est de programmer des films sur le thème du handicap. Ouvert à tout public, pas forcément cinéphile. J'en profite pour retrouver le réalisateur Nicolas Bary, qui préside le jury. Il m'avoue être particulièrement fier de participer à cette manifestation, où il a découvert des films de qualité, émouvants, et a cotoyé des personnalités exceptionnelles (aveugles, sourds ou handicapés mentaux, qui par leur courage et leur enthousiasme, transcendent leur vie). Ce soir, en compagnie de Georges Lautner, Nicolas animera la remise des prix.



Je retourne à la "Salle du Soixantième", Bernard-Henri Lévy vient y présenter Le serment de Toubrouk. Sa femme Arielle Domsbale et le réalisateur Alexandre Arcady sont présents. Je croise également François Margolin, professeur à Paris-Sorbonne en Production. Je suis surpris d'apprendre qu'il est l'intiateur de ce documentaire engagé, dont la réussite en est son formidable message. Pour BHL, il ne s'agit plus de refaire les mêmes erreurs que lors de la guerre de Bosnie avec l'intervention trop tardive de l'ONU. Présenté ici comme un "homme providentiel", le philosophe et diplomate français est parvenu, grâce à ses contacts politiques hauts placés, à convaincre la France, l'Angleterre, les Etats-Unis, et même Israël, à soutenir le peuple libyen. Combattre le dictateur Mouammar Kadhafi et permettre la mise en place d'un régime démocratique en Libye. Dans une époque où les tensions entre le monde occidental et les pays musulmans sont vives, c'est un symbole fort de réconciliation pour l'avenir.


Histoire de terminer ma chronique sur un ton plus léger, voici quelques photos qui ont illustré les programmes des projections quotidiennes. Saurez-vous reconnaitre ces stars ? Pour les plus cinéphiles, le même défi avec les affiches du casino de Cannes (mais sans les réponses).



Réponses : Cary Grant, Marilyn Monroe, Greta Garbo, Louise Brooks, Carole Lombard, Michele Morgan, Joan Crawford, .Rudolph Valentino et Nita Naldi.


À l'année prochaine !
Maxime Lesage